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La crise suicidaire : repérer et prendre en charge Stéphanie MARTIGNONI – Psychologue clinicienne Marcel DJELASSI – IDE Centre dAccueil Psychiatrique Hôpital.

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Chirurgie de l’obésité : un risque de suicide plus important?

octobre 10th, 2015 | Publié par prevention.suicide dans Recherche - (0 Commentaire)

Science et Avenir (9 oct 2015) La chirurgie bariatrique entraînerait chez certains patients de graves conséquences psychologiques. Un risque à prendre en compte lors du suivi post-opératoire.

Des personnes obèses ayant subi une chirurgie bariatrique pour perdre du poids ont 50 % plus de probabilité de faire une tentative de suicide qu’avant l’intervention, selon une étude publiée mercredi 7 octobre 2015 dans la revue médicale américaine JAMA Surgery. Les scientifiques ont épluché les dossiers médicaux de 8.815 habitants de la province canadienne d’Ontario (Canada) ayant subi une chirurgie bariatrique entre 2006 et 2011. Ces patients ont été suivis pendant six ans, à savoir trois ans avant et trois ans après l’intervention.

Les tentatives ont lieu 2 à 3 ans après l’intervention

Dans ce groupe, 111 personnes ont été prises en charge aux urgences hospitalières pour 158 tentatives de suicide au total. Les scientifiques ont mis en lumière qu’un tiers avaient eu lieu avant l’intervention et les deux-tiers dans les trois ans l’ayant suivi, soit un accroissement de 50 % du risque. La majorité des tentatives de suicide a été commise par des personnes ayant souffert de troubles mentaux dans le passé, ont constaté les auteurs. De précédentes études avaient déjà montré que les suicides étaient nettement plus fréquents chez les personnes ayant subi cette opération que dans le reste de la population. Elles n’avaient pas déterminé si cela résultait de l’intervention elle-même ou du taux élevé de problèmes mentaux liés à l’obésité. Selon d’autres études, un grand nombre d’obèses ont fait part d’une amélioration de leur moral et de leur estime de soi après cette chirurgie, mais une petite minorité a souffert d’une aggravation de leur dépression et des troubles alimentaires. Les chercheurs canadiens ont souligné que les tentatives de suicide se sont produites pour la plupart entre les deuxième et troisième années après l’opération. Ce qui montre la nécessité d’un suivi plus long de ces patients, ont-ils conclu.

Après l’opération, les habitudes alimentaires doivent changer profondément. Des experts ont avancé que des patients avaient tendance à substituer la nourriture par de l’alcool. Pour d’autres, un pontage gastrique (aussi nommé « bypass gastrique ») pourrait affecter le niveau des hormones et des neurotransmetteurs dans les intestins qui jouent un rôle important pour réguler l’humeur et l’appétit. Aux États-Unis, près de 200.000 interventions bariatriques ont été réalisées en 2014, et plus de 50.000 opérations ont lieu en France chaque année. Elles ont permis d’importantes pertes de poids chez la plupart des obèses ainsi qu’une réduction du diabète adulte dit de type 2 notamment.

Lire la suite de l’article sur le site de science et Avenir

FRANCE CULTURE (2015) Cioran à propos du suicide

juin 7th, 2015 | Publié par prevention.suicide dans PHILOSOPHIE - (0 Commentaire)

FRANCE CULTURE, Emission « le Gai savoir » ( 17.05.2015) Philosophies de Cioran (1ère partie)

« Emil Cioran écrit comme un impressionniste mélange tous les sombres pour obtenir le plus beau noir : chaque phrase est un hurlement gelé, une trace, une cicatrice, une cicatrace que le monde a déposée, pour qu’elle s’y développe dans une petite chambre obscure. « C’est mal me connaître que de parler de moi » disait-il… Allons-y, donc. »

Géraldine Duthé, Angélique Hazard, Annie Kensey (2014) Revue Population-F, 69 (4), 2014, 007-038 : Suicide des personnes écrouées en France : évolution et facteurs de risque

L’univers carcéral est-il propice au suicide ? L’est-il davantage aujourd’hui? Dans un article de Population paru il y a près de 40 ans, Jean-Claude Chesnais établissait pour la France une nette sursuicidité des personnes détenues par rapport à la population libre. À partir des données administratives de la direction de l’Administration pénitentiaire du ministère de la Justice, Géraldine Duthé, Angélique Hazard et Annie Kensey mettent à leur tour en évidence la sursuicidité de la population masculine écrouée par rapport à la population générale. Tandis que les taux de suicide ont relativement peu varié au cours du temps dans la population générale, ils n’ont cessé d’augmenter en prison et y sont aujourd’hui sept fois plus fréquents qu’en milieu libre. Analysant le suicide des personnes écrouées entre 2006 et 2009, les auteurs identifient les principaux facteurs de risque liés à la condition carcérale

 

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Suicide mimétique ou Effet « Werther »

avril 11th, 2015 | Publié par prevention.suicide dans Recherche | SOUFFRANCE AU TRAVAIL - (0 Commentaire)

Suicide au travail et effet Werther: à propos des suicides à France Telecom

Effet Werther

L’effet Werther ou suicide mimétique est un phénomène mis en évidence en 1982 par le sociologue américain David Philipps, qui a étudié la hausse du nombre de suicides suivant la parution dans les médias d’un cas de suicide. Le nom est inspiré par une vague de suicides s’étant produit en Europe lors de la parution du roman de Goethe, Les Souffrances du jeune Werther .

Le roman Les souffrances du jeune Werther, a été publié en 1774. Il raconte le suicide d’un jeune homme à la suite d’amours déçues. Peu après sa parution, une mode s’empare des jeunes allemands, qui imitent les façons vestimentaires du couple sujet du roman, Charlotte et Werther. Pendant les mois qui suivent, on assiste à une vague de suicides par revolver selon les mêmes modalités que celle utilisées par le héros, qui conduit l’Église à demander l’interdiction du livre en Europe, et les autorités allemandes à Leipzig, danoise à Copenhague, et italiennes, à réaliser cette interdiction.

Umberto Eco s’interroge sur le fait qui pousse des être humains réels à compatir aux souffrances de héros de fiction plus volontiers qu’au sort d’inconnus dans le monde vivant des souffrances réelles. Il conclut que « la fiction suggère que peut-être notre vision du monde réel est aussi imparfaite que celle des personnages de fiction. C’est pourquoi des personnages de fiction réussis deviennent des exemples primordiaux pour la condition humaine « réelle ». »

L’effet Werther de David Phillips
En 1974, le sociologue David Philips indique que, malgré ces interdictions, le lien de cause à effet entre cette vague de suicides et la parution du roman n’a pas pu être étudiée. Il cite Durkheim, pour qui, si le suicide d’un proche peut générer quelques cas dans son entourage, ceci ne peut affecter une hausse du taux de suicide au niveau national. Toutefois, en étudiant les cas de suicide entre 1947 et 1968 en Angleterre et aux États-Unis, Phillips démontre une corrélation entre publication dans la presse de cas de suicide, et hausse des suicides immédiatement après, la corrélation étant d’autant plus forte que la relation du cas a été très médiatisée. En 1986, il constate le même type de corrélations dans les sept jours suivants, en s’appuyant cette fois-ci sur des cas relatés par la télévision au niveau national. Il montre que là encore la hausse est d’autant plus grande que le relayage médiatique a été intense. Bien que d’autres théories aient pu être avancées, dont des causes d’erreur de traitement statistique, il conclut à un lien direct entre exposition par la télévision et hausse du taux. Il baptise ce phénomène d’effet Werther. Il dupliquera l’année suivante ces études à des œuvres de fiction.

Il réalise enfin une synthèse de ses travaux en 1992, sous le titre Suicide and the media, où il met en avant des effets d’imitation et de suggestion.

(Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre).

http://prevention.suicide.free.fr/wp-content/uploads/suicide_mimetique.mp4

Extrait de l’émission « Spécimen », de la télévision suisse RTS (2014) Non verbal et mirroring – Effet caméléon : tous des moutons?

Quelle est l’évolution du nombre de suicides en détention ?

Le plan d’actions de 2009 a permis d’installer durablement une vigilance et une prise de conscience des professionnels sur la thématique.

Le nombre de suicides est en baisse depuis fin 2009. En 2013, il est de 97 en détention (cela recouvre tous les passages à l’acte en détention y compris si la personne est décédée hors détention). Cela représente un taux de 14,4 pour 10 000 personnes détenues, soit une baisse de 4 points depuis 2009. (Source administration pénitentiaire)

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HBO (2010) The Bridge

décembre 8th, 2014 | Publié par prevention.suicide dans International - (0 Commentaire)

The Golden Gate Bridge Suicides

This documentary is not intended to offend anyone but rather educate individuals on the desperate feelings those dealing with depression battle.

The guardian (17 octobre 2014) Inmate suicide figures expose human toll of prison crisis

  • Data obtained by Guardian reveals more than six prison suicides a month
  • Stories behind statistics show young men and mentally ill at high risk
  • Officials blame budget cuts for inadequate staff numbers and lack of training

The human toll of the crisis gripping prisons in England and Wales is exposed with new figures obtained by the Guardian revealing that 125 prisoners have killed themselves in 20 months – an average of more than six a month.

For the first time the Guardian has identified the individuals behind the statistics that show suicide is at its highest rate in prisons for nine years, and there is no sign that the scale of the tragedy is being checked.

The investigation, which examined all suicides between January 2013 and 28 August 2014, found four women and 121 men, aged between 18 and 74, killed themselves in the adult prison system.

Since then and up to 2 October another nine men, aged between 21 and 46, killed themselves, bringing the total number of self-inflicted deaths since January 2013 to 134. Three people killed themselves on one day, 1 September 2014.

The Prison Service ombudsman, Nigel Newcomen, described the deaths as “utterly unacceptable” in a modern age and said they reflected the “rising tide of despair” across the prison system. He said his recommendations to save future lives were being ignored.

“There is no question the Prison Service is more challenged now than [it has been] in a generation,” Newcomen said. “My job is to draw lessons from these individual human tragedies and I don’t think that adequate heed has been taken of them.”

He said the “appalling upsurge in suicides” meant there was a need to review the approach within prisons, including “more resources being applied”.

The Guardian looked at every case of suicide in the prison system over the 20-month period. Included among them

retrouvez l’intégralité de l’article sur le site du guardian

 

TED 2014 – Le pont entre le suicide et la vie (VO sous titré)

septembre 9th, 2014 | Publié par prevention.suicide dans multimédia - (0 Commentaire)

KEVIN BRIGGS, conférence TED 2014 – The bridge between suicide and life

kevin briggsFor many years Sergeant Kevin Briggs had a dark, unusual, at times strangely rewarding job: He patrolled the southern end of San Francisco’s Golden Gate Bridge, a popular site for suicide attempts. In a sobering, deeply personal talk Briggs shares stories from those he’s spoken — and listened — to standing on the edge of life. He gives a powerful piece of advice to those with loved ones who might be contemplating suicide.

Kevin Briggs is a Golden Gate guardian

As a member of the California Highway Patrol with assignments including patrolling the Golden Gate Bridge, Sergeant Kevin Briggs and his staff are the last barriers between would-be suicides and the plunge to near-certain death

Transcription conférence Kevin Briggs