RESSOURCES POUR LA PRÉVENTION DES RISQUES SUICIDAIRES
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Intervenir… : L’entrevue clinique

Une mise en situation montrant une intervenante qui reçoit un homme en situation de crise suicidaire. Cette vidéo est tirée du projet Intervenir en situation de crise suicidaire produit par le CCDMD en 2008.

Christian Lafleur, Dominique Seguin (2008) Intervenir en situation de crise suicidaire: L’entrevue clinique

Pour visionner et télécharger l’intégralité des vidéos/supports pédagogiques (entretien puis séquences de supervision de l’intervenante sur les erreurs à ne pas commettre), c’est ICI

La détresse sous-estimée des Canadiens endeuillés par le suicide

Selon l’OMS, une dizaine de personnes est profondément touchée par chaque suicide. Cela signifie que 40 000 Canadiens et 10 000 Québécois sont affectés par le suicide chaque année.

Retrouvez l’intégralité de cet article ici

Victoria Carmichael Gestionnaire du Groupe de recherche et d’intérêt en psychiatrie sociale (SPRING) à l’Institut Douglas 

Les survivants doivent souvent porter ce qu'on appelle le «deuil par suicide», une forme particulière de deuil et d'adaptation après le décès d'un membre de la famille, d'un ami ou d'un contact étroit.

Les survivants doivent souvent porter ce qu’on appelle le «deuil par suicide», une forme particulière de deuil et d’adaptation après le décès d’un membre de la famille, d’un ami ou d’un contact étroit.

Le suicide demeure un grave problème de santé publique au Canada et au Québec. Près de 4000 Canadiens décèdent par suicide chaque année, dont le tiers est survenu au Québec. Malheureusement, pour chaque suicide complété, il y a beaucoup plus de personnes qui en sont touchées.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une dizaine de personnes sont profondément touchées par chaque suicide, également appelées «survivants au suicide». Cela signifie que 40 000 Canadiens et 10 000 Québécois sont profondément touchés par le suicide chaque année.

Les survivants doivent souvent porter ce qu’on appelle le «deuil par suicide», une forme particulière de deuil et d’adaptation après le décès d’un membre de la famille, d’un ami ou d’un contact étroit.

De nombreuses recherches ont été menées sur le deuil par suicide dans différents groupes, y compris les conjoints, les parents et les frères et sœurs. Fait important, cette recherche montre que le deuil par suicide est associé à de nombreux effets négatifs sur la santé mentale, à des problèmes de santé physique comme la cirrhose et les problèmes de sommeil, au mauvais fonctionnement scolaire et professionnel et à des retards dans l’accès aux services et soutiens.

Des risques plus importants pour certains groupes

Certains groupes sont plus à risque d’avoir des problèmes de santé mentale, notamment le suicide. En effet, les partenaires et les conjoints de personnes suicidées sont particulièrement à risque par rapport à d’autres groupes, en particulier les hommes qui sont également moins susceptibles de demander de l’aide. De plus, les recherches indiquent que les mères qui ont perdu un enfant par suicide courent un plus grand risque de suicide que les pères.

Ces résultats psychologiques, sociaux et de santé négatifs ont amené certains chercheurs à s’interroger sur pourquoi cette forme de deuil est associée à un si mauvais bien-être et à un si mauvais fonctionnement. L’une des explications concerne la nature du suicide; en particulier, le fait que ces décès, d’une manière générale, sont plus traumatisants en raison de leur nature souvent inattendue et violente.

La stigmatisation est une autre explication. La stigmatisation se divise souvent en deux grandes catégories: la stigmatisation externe, ou les opinions stigmatisantes du grand public, et la stigmatisation interne, ou la honte et la discrimination ressenties par les personnes touchées.

Les stigmatisations

Des études montrent qu’il existe des niveaux élevés de stigmatisation externe à l’égard des familles des victimes de suicide. Les personnes en deuil par suicide signalent également des niveaux élevés d’autostigmatisation, ce qui peut mener à l’isolement, à la honte et à des sentiments de rejet. Notamment, la stigmatisation perçue, ou la conscience subjective des opinions stigmatisantes des autres, a été provisoirement liée aux taux élevés de suicide observés chez les adultes endeuillés par le suicide.

Les taux de suicide au Canada ont augmenté dans divers groupes démographiques, plus particulièrement chez les femmes et les jeunes.

L’expérience du deuil suite à un suicide exige donc une plus grande attention de la part des décideurs et des fournisseurs de soins de santé, surtout à la lumière des tendances actuelles en matière de suicide et des changements sociaux. En fait, les taux de suicide au Canada ont augmenté dans divers groupes démographiques, plus particulièrement chez les femmes et les jeunes.

De même, notre société connaît des changements sociaux rapides qui peuvent aggraver les expériences de suicide des personnes endeuillées. D’éminents sociologues ont souligné que notre société est devenue de plus en plus individualiste, avec moins de mariages, plus de divorces et un plus grand nombre de personnes vivant seules. Cette individualisation peut présenter des défis uniques pour les personnes endeuillées par suicide, en particulier les personnes âgées et les adolescents qui connaissent des taux élevés de solitude.

Les progrès technologiques récents peuvent également augmenter le nombre de personnes touchées par le suicide. La recherche empirique suggère que le nombre de personnes exposées au suicide est significativement plus élevé que l’estimation de l’OMS. En effet, une étude a révélé qu’environ 135 d’entre elles sont exposées à chaque suicide (ils connaissaient la personne décédée), dont six connaissent un bouleversement majeur dans leur vie quotidienne et 26 ont besoin de soutien ou de services.

L’impact des réseaux sociaux a tendance à être beaucoup plus important que la vie réelle. Ainsi, Internet et les médias sociaux peuvent augmenter le nombre de personnes exposées au suicide, bien que ces communautés en ligne peuvent aussi transformer l’expérience généralement négative du deuil par suicide en une expérience plus positive et partagée. Certains peuvent partager leur deuil en ligne pour faire face à leur perte, tandis que d’autres peuvent créer un mémorial en ligne pour quelqu’un qui est décédé par suicide, comme une forme de deuil collectif, par exemple.

Les résultats sociaux et de santé négatifs, associés au deuil à la suite d’un suicide, et conjugués à l’augmentation des taux de suicide et à des changements sociétaux, signifient que nous devons accorder une plus grande attention au bien-être des Canadiens endeuillés par le suicide. Nous avons tous un rôle à jouer pour soutenir et protéger les vulnérables de la société.

Êtes-vous dans une situation de crise? Vous avez besoin d’aide? Si vous êtes au Canada, trouvez des références web et des lignes téléphoniques ouvertes 24h par jour, dans votre province en cliquant sur ce lien.

Docteure en psychologie, Monique Séguin est professeure au département de psychologie et psychoéducation de l’Université du Québec en Outaouais. Elle est chercheure au Groupe McGill d’études sur le suicide, et chercheure au Réseau québécois de recherche sur le suicide, la dépression et les troubles associés. Elle s’intéresse aux trajectoires de vie de personnes suicidaires. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur la crise suicidaire. Elle a été invitée en tant qu’experte à une conférence de consensus sur la crise suicidaire dirigée par la Fédération Française de Psychiatrie. À la demande de la Direction Générale de la Santé en France, elle a formé un réseau de formateurs à l’intervention de crise suicidaire. Elle s’intéresse également au deuil à la suite d’un suicide, et a développé une expertise en postvention en milieu scolaire qui a fait un consensus auprès des intervenants du Québec. Une communauté de pratiques en regard des interventions suite au deuil par suicide est née au Québec en est issue. Monique Séguin a reçu le Prix de la recherche décerné par l’Association Canadienne pour la Prévention du Suicide, et un prix d’excellence de l’Association Québécoise de Prévention du Suicide, en reconnaissance de ses travaux de recherche sur le suicide. Son message, « Nous connaissons tous, de près ou de loin, une personne qui a pu avoir des conduites suicidaires. C’est la raison pour laquelle il me semble important de sensibiliser la population au fait que le suicide est un problème social. La réponse qui permettrait de diminuer la souffrance de ceux qui pensent au suicide doit venir de chacun d’entre nous, car la prévention du suicide, ça nous concerne tous. »

In the spirit of ideas worth spreading, TEDx is a program of local, self-organized events that bring people together to share a TED-like experience. At a TEDx event, TEDTalks video and live speakers combine to spark deep discussion and connection in a small group. These local, self-organized events are branded TEDx, where x = independently organized TED event. The TED Conference provides general guidance for the TEDx program, but individual TEDx events are self-organized.* (*Subject to certain rules and regulations)

SIS Suicide Intent Scale (A.T. BECK 1974)
Hétéro-évaluation Applicable aux suicidants (12 items)

La Suicide Intent Scale (SIS) mise au point par A.T. BECK en 1974 est la seule échelle qui ne s’intéresse qu’à l’évaluation de la tentative de suicide qui vient d’avoir lieu. Elle répond aux recommandations professionnelles Prise en charge hospitalière des adolescents et des jeunes adultes après une tentative de suicide (ANAES, novembre 1998). Il s’agit d’un hétéro-questionnaire applicable aux suicidants et qui sert à évaluer l’intensité du désir de mort du patient au moment de sa tentative de suicide. Elle a une valeur prédictive du risque de suicide abouti ultérieur (mais non du risque de nouvelle tentative de suicide). La version initiale a été élaborée par A.T. BECK en 1974 et comporte 20 questions, divisée en 3 sections. Elle a été revue par D. W. PIERCE en 1977, qui en a fait une version à 12 questions, divisée en 3 sections :
– Les circonstances de la tentative de suicide (6 questions)
– Les propos rapportés par le patient (self report) (4 questions)
– Deux questions sur la léthalité évaluée par le médecin
Le score total d’intentionnalité suicidaire est la somme des 12 questions. Il varie de 0 à 25 :
– Intentionnalité faible 0 – 3.
– Intentionnalité moyenne 4 – 10.
– Intentionnalité élevée 11 -25.
Cette échelle a également l’intérêt sémiologique de structurer l’entretien avec le suicidant.
Références bibliographiques :
 BECK A.T.,SCHUYLER D., HERMAN I., Development of Suicidal Intent Scales, in Beck A.T., Resnik H.L.P., Lettier A.J. (eds) : The Prediction of Suicide, 1974, Bowie, Maryland, Charles Press Publishing.
 PIERCE D.W., The predictive validation of a suicide intent scale : A five year follow-up, Brit. J. Psychiat., 1981, 139, 391-396.
 Prise en charge hospitalière des adolescents et des jeunes adultes après une tentative de suicide. ANAES, novembre 1998, Recommandations Professionnelles.

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Nom : Date :
Prénom : Date de naissance :

Examinateur :

Score :

SCORE
INTENTIONNALITE
0 à 3
Intentionnalité faible
4 à 10
Intentionnalité moyenne
11 à 25
Intentionnalité forte

I : CIRCONSTANCES OBJECTIVES LIEES A LA TENTATIVE DE SUICIDE

1 – Isolement

– Quelqu-un de présent : 0
– Une personne est proche ou en contact visuel ou vocal (téléphone par exemple) : 1
– Isolement total (personne à proximité, pas de contact visuel ou vocal : 2

2 – Moment choisi

– Intervention probable : 0
– Intervention improbable : 1
– Intervention très improbable : 2

3 – Précautions prises contre la découverte et/ou l’intervention d’autrui

– Aucune précaution prise : 0
– Précautions passives (telles qu’éviter les autres sans empêcher leur intervention : Seul dans sa chambre, porte non fermée à clé) : 1
– Précautions actives (porte fermée à clé…) : 2

4 – Appel à l’aide pendant ou après la tentative

– a averti de son geste, une personne pouvant le secourir : 0
– A contacté quelqu’un sans l’avertir spécialement de son geste : 1
– N’a contacté ou averti personne : 2

5 – Dispositions anticipant la mort (actes préparatoires, par exemple : Testament, cadeaux, assurance vie…)

– Aucune : 0
– A pris quelques dispositions ou a pensé les prendre : 1
– A pris toutes ses dispositions ou a fait des plans définitifs : 2

6 – Lettre d’adieu

– Pas de lettre : 0
– Lettre écrite mais déchirée ou jetée : 1
– Présence d’une lettre : 2

II – PROPOS RAPPORTES PAR LE PATIENT

1 – Appréciation de la léthalité du geste par le patient

– Pensait que son geste ne le tuerait pas : 0
– N’était pas sûr que son geste le tuerait : 1
– Etait sûr que son geste le tuerait : 2

2 – Intention de mort

– Ne voulait pas mourir : 0
– Incertain ou mélange des 2 : 1
– Voulait mourir : 2

3 – Préméditation

– Aucune, geste impulsif : 0
– Suicide envisagé moins d’une heure avant la tentative : 1
– Suicide envisagé moins d’un jour avant la tentative : 2
– Suicide envisagé plus d’un jour après la tentative : 3

4 – Position actuelle vis-à-vis de la tentative

– Patient heureux de s’en être sorti :0
– Patient incertain ou mélange des 2 : 1
– Patient désolé d’avoir survécu : 2

III- DANGEROSITE

1 – Issue prévisible (selon le patient) dans les circonstances du scénario choisi (Exemple : Si quelqu’un n’était pas venu lui porter secours ?)

– Issue favorable certaine : 0
– Mort improbable : 1
– Mort probable ou certaine : 2

2 – La mort serait-elle survenue en l’absence d’intervention médicale ?

– Non : 0
– Incertain :1
– Oui : 2

Prévention du suicide: ressources

Publications du programme de l’OMS de prévention du suicide (SUPRE)

 Auteurs:

OMS

Présentation

En tant que problème sérieux de santé mentale, le sucide exige notre attention, mais, malheureusement, sa prévention et son contrôle ne sont pas faciles. Les dernières recherches indiquent que, quoique faisable, la prévention du suicide comprend toute une série d’activités, variant de l’établissement des meilleures conditions possibles pour élever les enfants et les jeunes, au traitement efficace des maladies mentales, et au contrôle environnemental des facteurs de risque.

Une dissémination des informations et une prise de conscience adéquates sont des éléments fondamentaux au succès des programmes de prévention du suicide.

Ces publications ont été préparées dans le cadre du programme de l’OMS de prévention du sucide SUPRE. Elles sont destinées à des groupes sociaux et professionnels spécifiques particulièrement nécessaires à prévenir ce phénomène complexe.

http://www.who.int/gho/mental_health/suicide_rates/en/

Suicide rates (per 100 000 population)

Age-standardized rates

There were an estimated 788 000 suicide deaths worldwide in 2015. This indicates an annual global age-standardized suicide rate of 10.7 per 100 000 population

Suicide rates


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Le suicide reste un sujet tabou. Pourtant il est partout : au travail, en fin de vie, avec le terrorisme, à l’adolescence, dans l’expérience amoureuse…

Kurt Cobain leader du groupe Nirvana à une séance d'enregistrement à New York, un an avant son suicide.
Kurt Cobain leader du groupe Nirvana à une séance d’enregistrement à New York, un an avant son suicide. Crédits : Frank Micelotta Archive Getty

En vertu de notre partenariat avec Philosophie Magazine qui lui consacre un beau papier : je suis ravie de parler du philosophe anglo-saxon Simon Critchley, et de Lettres de suicide, qui paraît ce jour-même en français, et aux éditions Max Milo. Lettres de suicide, le titre nous met sur la voie : oui, Simon Critchley est un philosophe un peu à part, et en 1er lieu parce qu’il est obsédé par la mort, et puis aussi, par l’humour : déjà son essai L’heure et le jour racontait comment il était tombé par hasard sur des thèmes astraux prédisant la mort d’un certain nombre de philosophes, dont la sienne… Dans ces Lettres, c’est donc encore la mort qui l’intéresse, mais la mort non pas malgré soi, mais décidée : le suicide.

Un atelier d’écriture pour comprendre « la preuve la plus irréfutable »

C’est en mai 2013 que Critchley organise, toujours avec humour, un atelier d’écriture sur la lettre d’adieu, « la preuve la plus irréfutable », nous dit-il, « que nous possédions pour comprendre le suicide et la logique fatale de sa vision étroite et bornée ». Hamlet en est le cas d’école, c’est celui qui rabâche de monologue en monologue sa peine profonde, Hamlet, c’est, je cite, le « puissant mélange de dépression et d’exhibitionnisme ». Mais il y a aussi le cas Kurt Cobain façon déclaration de haine, qui fait d’ailleurs référence au personnage shakespearien : « Comme Hamlet, je dois choisir entre la vie et la mort. Je choisis la mort ». Et puis, il y a aussi les lettres d’anonyme qui expliquent leur suicide en raison d’une situation économique impossible, qui en font des lettres de protestation contre le monde, ou encore, et dans la même veine, les lettres qui font du suicide une vengeance politique ou personnelle.

De Hamlet à Kurt Cobain, comment parler du suicide sans morale ?

Autant de lettres et autant d’explications donc, de raisons pour tenter de comprendre ce qui conduit au suicide, car là est bien la question qui guide Critchley : peut-on parler philosophiquement du suicide comme d’un phénomène comme un autre ? Sans faire intervenir ni le droit ni la morale ? Pourquoi même la philosophie qui nous apprend à mourir condamne-t-elle le suicidaire à être irresponsable ou fautif ? Et si les philosophes eux-mêmes n’étaient pas émancipés de la morale, voilà ce qui apparaît au long de ses pages, des philosophes qui se tiennent toujours au seuil de la pure liberté et ne parviennent pas à passer à l’action, à se décider sans raison.
 

Un Observatoire national du suicide créé en 2013

En France, 200 000 tentatives de suicide donnent lieu à un contact avec le système de soins et près de 10 500 personnes décèdent par suicide , soit près de trois fois plus que par accidents de la circulation chaque année. Ce phénomène, reconnu comme un problème de santé publique depuis la fin des années 1990, a conduit à la mise en place d’une politique spécifique de prévention du suicide.

Le Programme national d’actions 2011-2014 a succédé à la Stratégie nationale d’actions face au suicide 2000-2005 et en 2013, un Observatoire national du suicide (ONS) a été mis en place (décret n° 2013-809 du 9 septembre 2013). La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) en assure le secrétariat et le directeur de la Drees la présidence déléguée.

L’Observatoire est chargé de coordonner et d’améliorer les connaissances sur le suicide, les tentatives de suicide et les moyens d’y faire face, ainsi que de produire des recommandations, notamment en matière de prévention.

Il est composé d’experts, de professionnels de santé, de parlementaires, de représentants d’administrations centrales et de représentants d’associations de familles et d’usagers.

Voir le:

Le premier rapport annuel

rapport-onsLe premier rapport de l’Observatoire national du suicide a été remis le 2 décembre 2014 à la ministre chargée de la santé. Il constitue un premier état des lieux des connaissances sur le suicide et les tentatives de suicide en France et comporte des premières recommandations qui vont servir à l’élaboration d’un nouveau programme national d’actions contre le suicide.

Le rapport met en évidence des inégalités sociales très marquées : les agriculteurs exploitants sont deux à trois fois plus touchés par le suicide que les cadres ; le suicide touche davantage les ouvriers que les cadres. Les personnes sans activité salariée sont les plus touchées.

Le rapport 2014 de l’Observatoire national du suicide (pdf, 2.8 Mo), 221 pages.

Si le lien est brisé: rapport_ONS_2014

Sur le site du ministère de la Santé

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Tōjinbō est un lieu de suicide bien connu au Japon. Jusqu’à 25 personnes s’y suicident tous les ans.

yukioshigeIl s’appelle Yukio Shige et du haut de ses 65 ans, cet ex-policier japonais est devenu depuis quelques années l’ange-gardien de ceux qui veulent en finir avec la vie.  Depuis qu’il a pris sa retraite, cet homme a fait du site de Tojimbo (situé au nord-ouest de Tokyo) son nouveau poste de contrôle pour lui permettre de surveiller les candidats au suicide tentés de se jeter du haut des falaises qui plongent à pic dans la mer du Japon. Depuis que Yukio Shige a décidé de consacrer sa vie aux plus désespérés en tentant de leur parler pour les raisonner, l’homme peut s’enorgueillir d’avoir sauvé la vie de 271 personnes.

 

Découvrir les deux parties du documentaire consacré à Yuko Shige et son combat pour la prévention du suicide